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	<title>Archives des NATURE WRITTING - Caloukili</title>
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		<title>Outaouais &#8211; Page Comann</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pascale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Aug 2024 13:29:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LECTURES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous sommes en Irlande en 1847. La famine décime la population et nombreux sont les candidats au départ vers le Nouveau Monde. Comme toujours en...</p>
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<div class="wp-block-kadence-image kb-image1067_987e28-ac"><figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/08/outaouais-page-comann-chronique-1024x538.png" alt="" class="kb-img wp-image-1068" srcset="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/08/outaouais-page-comann-chronique-1024x538.png 1024w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/08/outaouais-page-comann-chronique-300x158.png 300w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/08/outaouais-page-comann-chronique-768x403.png 768w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/08/outaouais-page-comann-chronique.png 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>
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<p class="wp-block-paragraph"><br>Nous sommes en Irlande en 1847. La famine décime la population et nombreux sont les candidats au départ vers le Nouveau Monde. Comme toujours en période de crise, certains profitent de la détresse générale. C’est le cas de Deaglan Mullargh et de ses fils, gens sans scrupules que rien n’arrête pour parvenir à leurs fins, pas même le meurtre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kate McBride et Martin Sullivan, dont les familles ont été victimes du sinistre clan, parviennent à échapper au pire et réussissent à s’embarquer sur un navire partant pour le Canada. Mais bientôt, ils sont poursuivis par les Mullargh et leurs sbires. Leur échapperont-ils et pourront-ils construire une vie meilleure de l’autre côté de l’Atlantique ?<br><br>Ecrit « à deux mains » par Ian Manook et Gérard Coquet sous le pseudonyme de Page Comann, ce beau roman d’aventure tient le lecteur en haleine de bout en bout. L’intrigue est bien construite et le suspense constant. On s’attache aux personnages de Kate et Martin (et à quelques autres…), tandis que les Mullargh inspirent la répulsion par leur violence et leur cupidité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La majeure partie du récit se déroule dans les immensités canadiennes dont la nature est décrite de façon magistrale. Elle est un acteur à part entière du roman. Ainsi, au fil des événements émerge l’impression qu’elle rejette ces envahisseurs blancs qui tentent de l’exploiter, en particulier ses forêts infinies. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En contrepartie, les Amérindiens vivent en communion apaisée et harmonieuse avec cette nature grandiose, mais qui peut se déchaîner de façon terrifiante. À cet égard, le roman peut également être lu comme un récit écologique, tout à fait en phase avec la période d’urgence climatique que nous vivons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce roman vous tente t-il ? D’autres romans similaires à me suggérer ?</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Poursuivez votre lecture avec ma précédente chronique : <em><a href="https://www.caloukili.fr/pour-que-chantent-les-montagnes-nguyen-phan-que-mai/">Pour que chantent les montagnes</a></em>.<br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Pour plus de chroniques et d&rsquo;actualités autour du livre, <a href="https://www.instagram.com/caloukili/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retrouvez moi sur Instagram</a>.</p>
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		<title>Âpre monde &#8211; Franck Bouysse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pascale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Aug 2024 13:16:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LECTURES]]></category>
		<category><![CDATA[LITTÉRATURE FRANCOPHONE]]></category>
		<category><![CDATA[NATURE WRITTING]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Âpre monde est le second volet de La marche du rêveur, entamée par Pur sang publié en 2023. Le lecteur y retrouve Elias Greenhill à...</p>
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<figure class="wp-block-kadence-image kb-image1058_4185e0-51 size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/08/apre-monde-franck-bouysse-chronique-1024x538.png" alt="" class="kb-img wp-image-1059" srcset="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/08/apre-monde-franck-bouysse-chronique-1024x538.png 1024w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/08/apre-monde-franck-bouysse-chronique-300x158.png 300w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/08/apre-monde-franck-bouysse-chronique-768x403.png 768w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/08/apre-monde-franck-bouysse-chronique.png 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"><br><em>Âpre monde</em> est le second volet de <em>La marche du rêveur</em>, entamée par <em>Pur sang</em> publié en 2023. Le lecteur y retrouve Elias Greenhill à Eden Creek dans le Montana, à son retour de France. Il y a trouvé l’histoire de ses parents biologiques, Charles et Estelle de Montvert. Ceux-ci, avant de repartir dans leur pays d’origine, avaient confié Elias, alors tout jeune enfant, à un couple d’indiens de la tribu des Nez Percés, Papa et Mama Tulssa, qui l’ont élevé jusqu’à leur propre mort.<br><br>Le retour d’Elias à Eden Creek, s’il réjouit le shérif Nelson Botica, indien Lakota et ami de Papa tulssa, ne fait pas que des heureux. C’est en particulier le cas de Caryl Drumm, exploitant forestier et mari d’Elisa, toujours amoureuse d’Elias. La rivalité et le conflit de valeurs entre les deux hommes vont les conduire à l’affrontement qui s’avère tragique. Dans ce très beau roman, Franck Bouysse développe des thèmes déjà abordés dans son œuvre. Ainsi, la nature est omniprésente. Surexploitée par les hommes blancs, elle se défend avec ses terribles moyens. Les engins forestiers sont emportés dans des coulées de boue provoquées par des pluies diluviennes. Un énorme grizzly s’attaque férocement aux bûcherons qui détruisent son environnement.<br><br>La sagesse des indiens, en contrepoint, leur permet de vivre en harmonie avec elle et leur fait rejeter les valeurs artificielles des arrivants blancs. Les Nez Percés préfèrent enterrer l’importante quantité d’or qu’ils ont trouvée dans la rivière, plutôt que la monnayer. La vie spirituelle des Amérindiens est également très prégnante dans le roman. Les fantômes des anciens sont-ils physiquement présents ou seulement dans l’esprit de ceux qui les invoquent ? Elias entend « les paroles bienveillantes de Papa Tulssa qui surgissent de sa tombe ».<br><br>Par ces divers aspects, <em>Âpre monde</em> n’est pas sans rappeler l’œuvre de Jim Harrisson, dont Elias achète, du reste, les romans. On pense aussi aux trop rares ouvrages de Richard Wagamese, disparu tout récemment comme Jim Harrisson. Le récit est servi par la magnifique plume de Franck Bouysse. Avec son art de la formule et du mot juste, il donne à voir un paysage, à ressentir une situation : « le silence à peine caressé par la morsure des flammes ». Il restitue admirablement et avec une grande sensibilité l’esprit des lieux ou la couleur poétique d’un événement. Alors qu’Elias se recueille sur la sépulture de ses parents adoptifs, la pluie survient « comme si le ciel venait border les âmes de Papa et Mama Tulssa.<br><br>Merci aux <a href="https://www.editionsphebus.fr/">Editions Phébus</a> et à <a href="http://netgalley.fr">Netgalley </a>pour ce superbe roman qui, tel un grand vin, reste longtemps en bouche et laisse le lecteur durablement rêveur. À quand une suite à <em>la Marche du rêveur</em> si attachant qu’est Elias Greenhill-Montvert ?</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Poursuivez votre lecture avec ma précédente chronique : <a href="https://www.caloukili.fr/la-gosse-nadia-daam/"><em>La gosse</em> de Nadia Daam</a>.<br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Pour plus de chroniques et d&rsquo;actualités autour du livre, <a href="https://www.instagram.com/caloukili/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retrouvez moi sur Instagram</a>.</p>
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		<title>Border la bête &#8211; Lune Vuillemin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pascale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 May 2024 09:55:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[LITTÉRATURE FRANCOPHONE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui je souhaite vous présenter le second roman de Lune Vuillemin « Border la bête » paru aux Editions La Contre Allée en janvier dernier....</p>
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<div class="wp-block-kadence-image kb-image982_04c1b6-07"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/border-la-bete-chronique-1024x538.png" alt="" class="kb-img wp-image-983" srcset="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/border-la-bete-chronique-1024x538.png 1024w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/border-la-bete-chronique-300x158.png 300w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/border-la-bete-chronique-768x403.png 768w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/border-la-bete-chronique.png 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Aujourd’hui je souhaite vous présenter le second roman de Lune Vuillemin « Border la bête » paru aux <a href="https://lacontreallee.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Editions La Contre Allée</a> en janvier dernier. Il fait partie de la sélection du <a href="https://www.caloukili.fr/prix-litteraire-les-promesses-la-boite-a-livre-tours/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Prix les Promesses</a> organisé par la librairie La Boîte à Livres de Tours et les médiathèques locales, auquel je participe.<br><br>Au milieu d’une immense forêt, la narratrice rencontre Arden et Jeff lors du sauvetage raté d’une originale. Elle décide de les suivre dans leur refuge où ils soignent des animaux sauvages blessés. Grâce à eux et malgré une vie quotidienne rude, elle renaîtra progressivement à la vie en apprenant les gestes qui apaisent, guérissent et sauvent, et en découvrant une nature, source de résilience, qui libère des blessures du passé et peut transformer la vie.<br><br>Ce livre est une véritable ode à une nature sauvage et sans fard. D’une écriture poétique et envoûtante, l’autrice nous en fait ressentir toute la sensualité et l’harmonie. De sa plume belle et sensible, elle nous invite à entrer dans sa beauté. Avec elle, les rivières chantent, les coyotes dansent avec les femmes, les arbres vibrent et pleurent des larmes de tendresse, l’écorce se mordille, les coccinelles nichent dans les nombrils, les mains meurtries deviennent arachnéennes. La forêt Orchestre s’improvise refuge où humains et bêtes vivent à l’unisson en soignant mutuellement leurs blessures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autrice magicienne qui accouche d’un livre puissant et lumineux narrant l’amour et le Vivant, dans un roman époustouflant au souffle poétique et musical, qui procure au lecteur émotion et force et dans lequel il faut absolument se laisser emporter. N’hésitez pas à suivre le flot de la rivière Babine dont le chant vous emportera peut-être et à créer, comme les personnages si attachants de Lune, votre propre herbier sonore de la nature tout au long de la lecture.<br><br>Coup de cœur absolu pour ce livre qui est un des plus beaux plaidoyers actuels en faveur d’une nature en danger !</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Poursuivez votre lecture avec ma précédente chronique : <a href="https://www.caloukili.fr/l-inuite-mo-malo/"><em>L&rsquo;inuite </em>de Mo Malø</a>.<br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Pour plus de chroniques et d&rsquo;actualités autour du livre, <a href="https://www.instagram.com/caloukili/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retrouvez moi sur Instagram</a>.</p>
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		<title>« Encabanée » &#8211; Gabrielle Filteau-Chiba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pascale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Apr 2024 16:17:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LECTURES]]></category>
		<category><![CDATA[LITTÉRATURE FRANCOPHONE]]></category>
		<category><![CDATA[NATURE WRITTING]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Anouk quitte son quotidien urbain de Montréal afin de se libérer d’une vie confortable mais morne et pesante pour « s’encabaner » seule avec ses...</p>
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<div class="wp-block-kadence-image kb-image891_9ede1f-2c"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/04/encabanee-chronique-1024x538.png" alt="" class="kb-img wp-image-892" srcset="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/04/encabanee-chronique-1024x538.png 1024w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/04/encabanee-chronique-300x158.png 300w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/04/encabanee-chronique-768x403.png 768w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/04/encabanee-chronique.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Anouk quitte son quotidien urbain de Montréal afin de se libérer d’une vie confortable mais morne et pesante pour « s’encabaner » seule avec ses livres et sa plume dans la profondeur de la forêt canadienne enneigée au milieu des hordes de coyotes qui rodent. Là, dans le Kamouraska au Québec, en plein cœur de l&rsquo;hiver, tout n’est que décor enneigé et glacé, forêt d’épinettes, silence et solitude. Un lieu idéal pour recommencer à vivre, même de façon très austère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fuite et ce refuge ont un prix, celui de retrouver les gestes et rituels ancestraux de la survie. Chaque jour, recommence une lutte contre le froid, qu’on arrive presque à ressentir tellement il est présent et intense tout au long du roman, la nécessité de dégager la neige à la pelle pour sortir, de creuser la glace de la rivière pour remplir les seaux d’eau, de couper et ramasser le bois alimentant le poêle salvateur qui réchauffe et nourrit, tout en évitant de croiser ours ou coyotes.<br><br>Seule dans sa cabane, l’héroïne écrit et dessine dans son journal, le remplissant de ses pensées, de ses désirs, comme si le dépassement de la souffrance quotidienne du corps aidait l’esprit à se libérer et à s’évader dans cet espace de temps suspendu. Elle dresse aussi des listes de gratitude ou d’envies, des phrases pour « ne pas sombrer dans la folie quand tu as froid », souvent pleines d’humour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au milieu de Kamouraska, il y a le mot amour. Dans sa solitude pourtant choisie, seulement partagée avec une souris et un chat apparu de nulle part, l’héroïne appelle cet amour de toute son âme et de tout son corps. Aussi, lorsqu’un fugitif, terroriste écologiste, surgit pour partager quelques jours son antre cachée, cédera-t-elle à cet appel de l’amour quitte à sacrifier le destin qu’elle s’est choisi, renoncer au retour aux sources et à la promesse de renouveau auxquels elle aspire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre court de 108 pages, où l’histoire se déroule sur 9 jours de janvier, est comme une petite parenthèse qui s’achève dans un épilogue où apparaît enfin la lumière mythique d’une aurore boréale. Avec cette lecture, le dépaysement est immédiat et total, on s’imagine aisément dans des paysages sauvages au milieu d’une nature belle mais hostile.<br><br>Même si le livre <em>Encabanée </em>est peut-être un peu bref à mon sens et qu’on peut rester sur sa faim dans cette introspection qui aurait gagné en profondeur à être un peu plus développée, il m’a fait immanquablement penser à Sylvain Tesson dans sa cabane au bord du lac Baïkal, « dans les forêts de Sibérie », partageant sa solitude avec ses livres et sa plume et y trouvant l’essence même de la vie.<br>Les joints de marie-jeanne remplacent ici les cigares de l’écrivain voyageur français…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, une jolie découverte que cette romancière québécoise qui entraîne le lecteur dans sa fuite du monde moderne et un retour à la nature, avec une histoire inspirée de sa propre existence dans les bois du Kamouraska. La connaissez-vous ? Avez-vous envie de vous « encabaner » ?</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Poursuivez votre lecture avec ma précédente chronique : <em><a href="https://www.caloukili.fr/simone-de-beauvoir-je-veux-tout-de-la-vie-julia-korbik/">Simone de Beauvoir &#8211; je veux tout de la vie</a></em> de Julia Korbik.<br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Pour plus de chroniques et d&rsquo;actualités autour du livre, <a href="https://www.instagram.com/caloukili/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retrouvez moi sur Instagram</a>.</p>
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