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	<title>Archives des ROMANS GRAPHIQUES - Caloukili</title>
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		<title>Brontëana &#8211; Paulina Spucches</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pascale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 10:57:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce magnifique roman graphique aux couleurs chatoyantes nous entraîne au XIXe siècle dans l’Angleterre victorienne. Au prime abord, le contraste entre l’éclat des couleurs du...</p>
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<div class="wp-block-kadence-image kb-image1019_2fb82f-fb"><figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/07/bronteana-paulina-spucches-chronique-1024x538.png" alt="" class="kb-img wp-image-1022" srcset="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/07/bronteana-paulina-spucches-chronique-1024x538.png 1024w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/07/bronteana-paulina-spucches-chronique-300x158.png 300w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/07/bronteana-paulina-spucches-chronique-768x403.png 768w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/07/bronteana-paulina-spucches-chronique.png 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>
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<p class="wp-block-paragraph"><br>Ce magnifique roman graphique aux couleurs chatoyantes nous entraîne au XIXe siècle dans l’Angleterre victorienne. Au prime abord, le contraste entre l’éclat des couleurs du dessin et l’univers sombre des romans des Sœurs Brontë ainsi que le décor austère de leur lieu de vie est saisissant. Mais, ces rouges, ces mauves ces ocres et ces verts si vifs reflètent à la perfection la puissance imaginative et la force d’émotion qui jaillissent de leurs œuvres ainsi que la beauté de la nature sauvage et les teintes réelles des paysages de landes du Yorkshire qu’elles parcouraient.<br><br>Cette biographie fictionnelle a la particularité de s’intéresser à la moins connue des trois sœurs : Anne, la benjamine, beaucoup moins célèbre que Charlotte ou Emily, mais aussi lumineuse que sa plume était incisive. Nous la découvrons donc, rejetant son destin tout tracé de gouvernante, entêtée et ignorante des recommandations de ses ainées sur la difficulté d’être reconnue lorsqu’on est une femme qui écrit dans la société anglaise étriquée et patriarcale de l’époque. Nous appréhendons également le soutien mutuel indéfectible qui les unissait. C’est ainsi sous pseudonymes masculins que les 3 sœurs bravant l’interdit obtiendront d’abord le succès.<br><br>Le portrait d’Anne est cependant l’occasion d’en apprendre plus sur l’histoire de vie de la famille Brontë, le père et la tante, le fantôme de la mère et des 2 sœurs ainées décédées, Branwell, le frère tourmenté, écrivain au grand jour contrairement à ses sœurs, mais qui n’obtiendra jamais la place escomptée de sauveur de la famille. Enfin, il nous rappelle combien le destin de la fratrie fut tragique, tous étant décédés jeunes de maladie. On y découvre aussi l’enfance des 3 sœurs, débordantes d’imagination, qui s’inventaient des mondes magiques dans des jeux de rôles et d’écriture.<br><br>Evidemment, vu l’amour que je porte aux écrits des sœurs Brontë (Jane Eyre et <em>les Hauts de Hurlevent</em> sont parmi mes classiques préférés depuis l’adolescence et sans doute les 2 romans dont je possède le plus d’éditions différentes dans ma bibliothèque !), ce titre et sa superbe couverture présent sur les rayonnages de la médiathèque ne pouvait que m’attirer. Bien m’en a pris, car l’autrice, visiblement passionnée par l’univers des Sœurs Brontë, a mis son talent au service de cette histoire passionnante, à la fois fidèle à la biographie mais également pleine de poésie et d’onirisme dans le scénario et les illustrations pour nous offrir un très bel hommage poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A noter qu’elle s’est rendue au Presbytère d’Haworth, lieu de vie de la famille et aujourd’hui musée, afin d’étudier dans la bibliothèque pour mieux s’imprégner du décor et de leur souvenir, Elle clôt ce roman par une chronologie qui nous en apprend beaucoup sur leur vie et par une riche bibliographie des œuvres mais aussi des biographies reconnues.<br><br>En ce qui me concerne, cette lecture fut le point de départ d’une envie irrépressible de me replonger dans certains ouvrages et d’en découvrir de nouveaux : Agnès Grey et la Recluse de Wildfell d’Anne Brontë (roman féministe précurseur) sont au programme de mes lectures de ces prochains mois, ainsi que la biographie <em>Les sœurs Brontë: la force d&rsquo;exister</em> de Laura El Makki, sans oublier évidemment la relecture des romans dont je ne me lasserai jamais. Quelles œuvres avez-vous lues ? Quelle est votre préférée ?</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Poursuivez votre lecture avec ma précédente chronique : <a href="https://www.caloukili.fr/assise-debou-couchee-ovidie-chronique/"><em>Assise, debout, couchée</em> d&rsquo;Ovidie</a><br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Pour plus de chroniques et d&rsquo;actualités autour du livre, <a href="https://www.instagram.com/caloukili/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retrouvez moi sur Instagram</a>.</p>
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		<title>« Le poids des héros » &#8211; David Sala</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pascale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 May 2024 17:01:49 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ROMANS GRAPHIQUES]]></category>
		<category><![CDATA[TOUTES LES CHRONIQUES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>David Sala signe un album autobiographique dans lequel il nous entraîne dans son enfance particulièrement marquée par les figures emblématiques de ses deux grands-pères, républicains...</p>
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<figure class="wp-block-kadence-image kb-image953_c44f06-f2 size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/le-poids-des-heros-chronique-1024x538.png" alt="" class="kb-img wp-image-954" srcset="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/le-poids-des-heros-chronique-1024x538.png 1024w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/le-poids-des-heros-chronique-300x158.png 300w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/le-poids-des-heros-chronique-768x403.png 768w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/le-poids-des-heros-chronique.png 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"><br>David Sala signe un album autobiographique dans lequel il nous entraîne dans son enfance particulièrement marquée par les figures emblématiques de ses deux grands-pères, républicains espagnols ayant dû fuir le régime franquiste et rejoindre la France pour entrer dans la Résistance, et pour l’un d’eux déporté à Mauthausen. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire est parfois empreinte de douceur et de légèreté à travers l’enfance de David, l’amour et la vie familiale avec ses parents et ses frères, l’école et les jeux entre copains. Elle devient grave et touchante lors de l’évocation de la vie des deux grands-pères, leur courage et leur combat pour survivre. C’est aussi un livre sur le devoir de mémoire et la transmission intergénérationnelle comme nous le prouvent les scènes de la commémoration et du cimetière. C’est surtout un récit qui démontre l’influence que peuvent avoir nos ancêtres sur nos existences, nos choix et nos décisions à travers ce qu’on nomme la psycho-généalogie. David est marqué par l’histoire de vie de ces deux héros familiaux jusqu’à puiser dans ses propres souvenirs pour s’orienter vers un autre style de dessin lorsqu’il cherche une nouvelle inspiration pour son métier. Ce récit pose une question essentielle : au-delà de l’exemplarité, des engagements et des promesses, jusqu’où va l’influence et le poids de nos héros et peut-on s’en libérer ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis plongée avec délice dans les magnifiques dessins de David SALA, parfois très colorés et évoquant parfaitement l’univers des années soixante-dix avec force détails dans la représentation des intérieurs, de l’environnement social et culturel de l’époque. Les décors sont d’une précision à couper le souffle et chaque objet, chaque détail, m’ont renvoyée à mes propres souvenirs d’enfance. Parfois, le trait devient soudainement sombre et anguleux lorsqu’il s’agit d’évoquer le passé dramatique des aïeux, la guerre, les camps de concentration, les exécutions, la mort… Chaque fenêtre est une œuvre d’art, tellement évocatrice qu’elle ne nécessite pas toujours l’adjonction de texte pour nous emporter. On peut retrouver énormément d’influences picturales dans certaines planches, véritables tableaux en pleine page. On pense à Chagall et son bleu, à Klimt, à Magritte… </p>



<p class="wp-block-paragraph">David SALVA démontre qu’il est un auteur et un dessinateur extrêmement talentueux. Il a su toucher mon cœur et mon âme avec l’histoire de son enfance et de sa famille. Un album vraiment exceptionnel que j’ai dégusté avec plaisir et émotion, et dont je vous recommande la lecture.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Poursuivez votre lecture avec ma précédente chronique : <a href="https://www.caloukili.fr/le-temps-est-assassin-brremaud/"><em>Le temps est assassin</em> de Brrémaud</a>.<br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Pour plus de chroniques et d&rsquo;actualités autour du livre, <a href="https://www.instagram.com/caloukili/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retrouvez moi sur Instagram</a>.</p>
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		<title>« Le temps est assassin » &#8211; Frédéric Brrémaud &#038; Nathalie Berr</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pascale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 May 2024 16:49:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>25 ans après le terrible drame qui a fait d’elle l’unique survivante de l’accident de voiture ayant coûté la vie à ses parents et à...</p>
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<div class="wp-block-kadence-image kb-image950_c7263c-6f"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/le-temps-est-assassin-chronique-1024x538.png" alt="" class="kb-img wp-image-951" srcset="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/le-temps-est-assassin-chronique-1024x538.png 1024w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/le-temps-est-assassin-chronique-300x158.png 300w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/le-temps-est-assassin-chronique-768x403.png 768w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/05/le-temps-est-assassin-chronique.png 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"><br>25 ans après le terrible drame qui a fait d’elle l’unique survivante de l’accident de voiture ayant coûté la vie à ses parents et à son frère, Clotilde revient en Corse avec son mari et sa fille adolescente. Après avoir reçu une étrange lettre qui semble signée de sa mère, elle se lance, pleine d’espoir mais contre l’avis de tous ses proches, dans une enquête sur les événements qui ont conduit à la fin tragique de ceux qu’elle aimait. Cette quête, semée d’embûches, qui la ramènera vers un passé dont elle seule semble vouloir connaître la vérité, sera difficile et éprouvante pour la jeune femme. Parviendra-t-elle à découvrir les secrets qui entourent sa famille et à retrouver dans ses propres souvenirs profondément enfouis ce qu’il s’est réellement passé cet été-là ?<br><br>Cette bande dessinée très fidèlement adaptée par Frédéric Brrémaud d’après le roman éponyme de Michel Bussi est une lecture captivante qui entraîne le lecteur dans une intrigue bien construite avec rebondissements et fausses pistes qui tiennent en haleine. La presqu’île de Revellata où se déroule l’histoire est omniprésente avec un décor à la fois idyllique pour des vacances adolescentes et mystérieux puisqu’y règne en maître l’omerta corse. Des flash-backs nous ramènent sans cesse de la Clotilde actuelle à la Clotilde adolescente et rebelle et je me suis parfois un peu perdue dans les personnages du passé et du présent qui sont finalement assez nombreux. Les illustrations de Nathalie Berr sont très réalistes ce qui rend les personnages plutôt vivants. Une lecture distrayante et somme toute plutôt agréable.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Poursuivez votre lecture avec ma précédente chronique : <a href="https://www.caloukili.fr/mille-directions-jean-louis-nulam/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Mille directions</em> de Jean-Louis Nulam</a>.<br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Pour plus de chroniques et d&rsquo;actualités autour du livre, <a href="https://www.instagram.com/caloukili/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retrouvez moi sur Instagram</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.caloukili.fr/le-temps-est-assassin-brremaud/">« Le temps est assassin » &#8211; Frédéric Brrémaud &amp; Nathalie Berr</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.caloukili.fr">Caloukili</a>.</p>
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		<title>« Simone de Beauvoir &#8211; Je veux tout de la vie » &#8211; Julia Korbik</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pascale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 13:19:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AUTEURS]]></category>
		<category><![CDATA[LECTURES]]></category>
		<category><![CDATA[PORTRAITS]]></category>
		<category><![CDATA[ROMANS GRAPHIQUES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir écrit le livre Oh Simone ! , Julia Korbik, en grande admiratrice, s’est lancée dans l’exercice non aisé de transposer en roman graphique...</p>
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<div class="wp-block-kadence-image kb-image881_c5ef3a-79"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/03/simone-de-beauvoir-je-veux-tout-de-la-vie-chronique-1024x538.png" alt="" class="kb-img wp-image-882" srcset="https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/03/simone-de-beauvoir-je-veux-tout-de-la-vie-chronique-1024x538.png 1024w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/03/simone-de-beauvoir-je-veux-tout-de-la-vie-chronique-300x158.png 300w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/03/simone-de-beauvoir-je-veux-tout-de-la-vie-chronique-768x403.png 768w, https://www.caloukili.fr/wp-content/uploads/2024/03/simone-de-beauvoir-je-veux-tout-de-la-vie-chronique.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir écrit le livre <em>Oh Simone !</em> , Julia Korbik, en grande admiratrice, s’est lancée dans l’exercice non aisé de transposer en roman graphique la vie de Simone de Beauvoir et d’essayer d’y traduire le chemin de pensée qu’elle a emprunté toute son existence. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit de <em>Simone de Beauvoir &#8211; Je veux tout de la vie</em> commence avec la rencontre entre Simone de Beauvoir et Deirdre Bair, sa biographe américaine. C’est à travers le prisme de cet entretien de mars 1986 (précédant de peu le décès de l’écrivaine le 14 avril 1986) que Julia Korbik retrace à son tour la vie de Simone de Beauvoir. L’appartement est chargé de souvenirs, de livres, de photos… C’est la remontée dans le temps qui commence. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-theme-palette-3-color"><em>« On ne naît pas femme, on le devient. Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine. »</em></mark></p>
<cite>Simone de Beauvoir</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Simone, c’est d’abord cette petite fille qui a compris très vite qu’elle voulait avant tout être libre de réaliser ses rêves et qui refuse de se conformer aux standards de la féminité et du schéma familial bourgeois conformiste de l’époque. C’est ensuite la jeune étudiante, entourée de nombreux amis, qui profite de la vie. Elle est extrêmement brillante et deviendra en 1929 la plus jeune agrégée en philosophie, à seulement 21 ans. C’est aussi la femme amoureuse qui rencontre Jean-Paul Sartre à l’université, partageant à égalité idées et travaux, conscience philosophique et politique, mais qui saura aussi s’affranchir de cet amour pour vivre d’autres passions et relations loin du carcan du couple classique, même si leur partenariat intellectuel en fait souvent un binôme mythique indissociable. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette femme combattante, auteur dès 1949 du célèbre essai sur <em>Le deuxième sexe</em> caractérisé d’immoral par certains et interdit par le Vatican, mais vendu à plus de 20 000 exemplaires dès sa 1ère semaine de parution (loin devant le livre de Sartre…) ; cette même femme qui soutiendra dans les années 1970 les idées féministes aux côtés du M.L.F. et qui apportera sa voix et sa célébrité dans la défense des causes essentielles de libération de la femme comme la campagne pour la légalisation de l’avortement. Mais, c’est surtout l’écrivaine talentueuse qui fera entendre ses idées dans des œuvres devenues désormais cultes comme <em>Mémoires d’une jeune fille rangée</em>, <em>Le deuxième sexe</em>, <em>La vieillesse</em>, … Ou dans son roman <em>Les mandarins</em> récompensé par le Goncourt en 1954. Le titre du livre le résume parfaitement : Simone, c’est la femme qui veut tout de la vie. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-theme-palette-3-color"><em>« La place des femmes dans la société est toujours celle que les hommes lui assignent. »</em></mark></p>
<cite>Simone de Beauvoir</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Je recommande la lecture de ce roman graphique d’une autrice visiblement passionnée par l’écrivaine et extrêmement documentée. L’ouvrage est d’ailleurs basé sur les écrits autobiographiques de Simone de Beauvoir et sur de nombreuses références littéraires sur son œuvre et sa vie. Les dessins sont très expressifs et réalistes, les coloris neutres (noir, blanc, marron crème) judicieusement choisis en cohérence avec la sobriété du trait. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La bande dessinée a le grand mérite de rendre Simone de Beauvoir accessible à ceux qui ne l’ont pas lu ou même ne la connaissent pas. D’autant qu’il est essentiel à notre époque de découvrir ou redécouvrir la pensée de cette écrivaine, philosophe et féministe dont les idées sur la liberté individuelle et l’émancipation des femmes n’ont pas pris une ride. Les questions qu’elle nous amène à nous poser sont plus que jamais d’actualité à l’heure du mouvement MeToo, de la constitutionnalisation de l’avortement ou des statistiques effarantes de violences conjugales et de féminicides. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La connaissance des idées de Simone de Beauvoir et la lecture de son œuvre peuvent encore apporter beaucoup aux jeunes générations. Choisir le vecteur de communication du roman graphique est donc une excellente initiative pour les leur faire découvrir. Personnellement, il m’a donné envie de relire l’œuvre de cette grande dame du XXème siècle. Je remercie <a href="https://steinkis.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Steinkis Editions</a> et <a href="https://www.netgalley.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Netgalley</a> de m&rsquo;avoir transmis ce roman graphique. </p>



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<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Poursuivez votre lecture avec ma précédente chronique : <a href="https://www.caloukili.fr/la-louisiane-julia-malye/"><em>Louisiane</em> de Julia Malye</a>.<br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Pour plus de chroniques et d&rsquo;actualités autour du livre, <a href="https://www.instagram.com/caloukili/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retrouvez moi sur Instagram</a>.</p>
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